Les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) ont le vent en poupe. Celle de l’Orléanais, baptisée «Terre en vie» regroupe 150 amapiens qui se retrouvent chaque
semaine autour des sacro-saints paniers bio. Au menu de ce mercredi: tomates, concombres, salades, bettes, navets, haricots verts, persil, fromage et miel. Victime de son succès, elle ne peut,
pour l’heure, accueillir de nouveaux fidèles accrocs à la verdure. «L’agriculture biologique n’est présente qu’à hauteur de 0,86% dans l’agglomération d’Orléans», explique Fabrice
Bouquet, président de cette AMAP qui travaille avec une douzaine de producteurs locaux.
«Nous nous sommes donnés pour mission d’accompagner les producteurs
en transition», poursuit-il. «Il y a d’ailleurs un projet en cours sur un terrain situé derrière le Parc Floral de La Source». Ce lien avec les producteurs se retrouvent également
dans le quotidien des amapiens. «De pouvoir être au contact du producteur et l’aider régulièrement dans ses tâches constituent réellement un plus», insiste Claudine. Cette
ancienne cliente de supermarché est devenue, en deux ans, une inconditionnelle de la cagette. «Si le bio est un peu plus cher, la qualité est au rendez-vous. Et les paniers, composés
collectivement, permettent de découvrir de nouveaux produits qui sont proposés en fonction des saisons».
Pour autant, Mathieu, l’un des producteurs maraîchers affiliés, insiste sur la faiblesse des marges: «Avec une quarantaine de paniers vendus chaque semaine, on ne gagne pas plus que dans un
circuit classique. C’est vraiment le contact avec les consommateurs qui me séduit». Mais pendant que Mathieu participe aux causeries du mercredi soir, dans ce garage du sud d’Olivet, il
n’est pas au champ. «Nous aidons ponctuellement des producteurs à la cueillette», indique le président. «Ce n’est pas du travail dissimulé, mais un acte de solidarité bien
encadré».
L’AMAP de l’Orléanais, qui va entrer dans sa cinquième année d’existence cet été, vient de se doter d’un site Internet flambant neuf sur lequel elle s'appuie pour populariser sa démarche auprès
du grand public et des professionnels locaux.
Article tiré du site de Libération