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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 09:22

La France a mis fin à son soutien à une directive européenne qui vise à désigner les sables bitumineux canadiens comme la forme de pétrole de loin la plus néfaste pour le climat, a-t-on appris auprès de diverses sources proches du dossier.
Adoptée en avril 2009, cette directive sur la qualité des carburants « tarde depuis à être mise en œuvre » (comme il est pudiquement écrit dans les dépêches d'agences de presse). La plupart des pays européens soutiennent ce texte, qui doit aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Parmi ses adversaires figurent notamment la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Italie et, désormais, la France (mais avec une certaine discrétion, comme on va le voir...)
[ Les sables bitumineux, c'est quoi ? Petit rappel. La chaîne Arte diffuse ce soir un documentaire produit par Greenpeace intitulé « Petropolis » (http://www.youtube.com/watch?v=pdFT3bZtnok), qui montre comment la forêt canadienne est « violée » pour en extraire les sables bitumineux. En dix ans, ce pétrole lourd très polluant a fait du Canada un producteur de pétrole de premier plan, et l'un des pays sur Terre dont les émissions de gaz à effet augmentent le plus vite.


Les sables bitumineux du Canada constitueraient des ressources en hydrocarbures équivalentes aux réserves de brut de l'Arabie Saoudite. Le responsable de Total au Canada indique que ce pétrole non-conventionnel est devenu indispensable pour faire face à la demande mondiale, au moment où les réserves de pétrole conventionnel parvenues à « maturité » sont de plus en plus difficiles à remplacer. Les sables bitumineux du Canada forment déjà la première source d'approvisionnement des Etats-Unis en pétrole.
Mais les sables bitumineux sont aussi le mode de production d'hydrocarbures le plus nocif pour l'environnement, et, en particulier, le plus lourdement émetteur de gaz à effet de serre. S'ils continuent à être exploitée, les sables bitumineux équivalent à un « game over pour le climat », d'après le climatologue de la Nasa James Hansen. Cette source de brut est qualifiée de « shoot ultime pour les junkies du pétrole » dans une tribune publiée ce mois-ci par la revue scientifique Nature (j'y reviendrai dans un prochain article). ]


Soutenant jusqu'ici à la directive sur la qualité des carburants, la France s'est exprimée le 2 décembre contre la définition d'une valeur d'émissions de gaz à effet de serre spécifique aux sables bitumineux, lors d'une réunion d'un comité d'experts européens. Une position qui revient à vider la directive de son sens. Selon plusieurs sources au sein de l'administration, la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en désaccord avec cette position, a réclamé un nouvel arbitrage à Matignon, qui n'a rien voulu savoir.
Depuis, le gouvernement français a demandé à la Commission européenne une étude sur le coût économique de la mise en œuvre de la directive, d'après des sources au ministère de l'écologie et à Matignon. Cette initiative devrait retarder encore pendant des mois l'application éventuelle d'un texte adopté il y a trois ans déjà.
Sans le crier sur les toits, la France a donc rejoint la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et l'Italie parmi les principaux adversaires d'une pénalisation des sables bitumineux. Et quelles sont les compagnies pétrolières européennes qui ont le plus investi dans la destruction d'une partie de la forêt boréale canadienne ? La compagnie britannique BP, la compagnie néerlando-britannique Shell et la compagnie française Total. Comment ça, vous n'êtes pas surpris ?
Les Amis de la Terre et Greenpeace France, qui suivent de près le dossier, affirment avoir eu vent d'un lobbying intense (et manifestement efficace) mené par Total auprès du ministre de l'industrie et de l'énergie, Eric Besson.
[ J'ai failli oublier les causes probables de l'hostilité italienne ! La compagnie pétrolière italienne ENI a renoncé aux sables bitumineux du Canada pour des raisons de coût. Elle s'apprête cependant à lancer un projet pilote d'exploitation de ces sables, mais cette fois dans la forêt tropicale du Sud du Congo-Brazzaville, malgré-les-protestations-des-écologistes-qui-s'inquiètent-pour-la-biodiversité (blablabla).
Ce n'est certainement pas le gouvernement français ni Total, grands alliés du potentat local, Denis Sassou-Nguesso, qui risquent de freiner ce nouveau développement industriel prometteur. ]

 

LE MONDE, 30 janvier 2012

Par Les jardins de la Citadelle
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 21:42

Une conférence-débat aura lieu le :
 
LUNDI 30 JANVIER 2012
à 19H30
salle des fêtes de LESTIAC ( entrée sur le côté de la salle)


sur le sujet suivant :
 
Demander l’asile en France : le parcours du combattant
(par l'association France Terre d'Asile)
 
Un demandeur d’asile est une personne qui a fui son pays, qui cherche une protection internationale auprès d’un autre Etat que le sien, qui a déposé une demande en ce sens et qui est en attente de décision.
 
Thèmes abordés :
 
- La demande d’asile en France et plus particulièrement en Gironde
- Le parcours juridique du demandeur d’asile
- Les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) : leurs missions
- Zoom sur le CADA France Terre d’Asile de Bègles : L’accompagnement (social, juridique, administratif) mené auprès de 50 personnes en demande d’asile
 
 Frais de participation libre

Par Les jardins de la Citadelle
Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:43

Un reportage sur France 2 sur le bio dans la grande distribution :

 

 http://envoye-special.france2.fr/les-reportages-en-video/le-bio-business-05-janvier--2012-4043.html

Par Les jardins de la Citadelle
Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:48

Un article très intéressant sur l'huile de Palme :

 

"Alors qu’en cette période de fêtes, les placards se remplissent de papillotes chocolatées, biscuits variés et autres pâtes feuilletées, lui, fait la chasse à ces douceurs toutes préparées. Adrien Gontier a choisi de vivre sans huile de palme pendant un an. Depuis le 3 juillet, cet étudiant strasbourgeois de 25 ans ne consomme plus aucun produit contenant cette huile d’origine végétale, responsable d’une déforestation qui ravage l'Asie du sud-est. .... (lire la suite ...)"

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/12/22/vivre-un-an-sans-huile-de-palme-un-challenge

 

Par Les jardins de la Citadelle
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 22:12

Histoire des moulins du canton de Cadillac
par Vincent Joineau
docteur en histoire du Moyen-âge
 
LUNDI 28 NOVEMBRE 2011
19H30
salle des fêtes de LESTIAC

Par Les jardins de la Citadelle - Publié dans : environnement et patrimoine - Communauté : Les moulins
Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 17:46

Plusieurs conférences sur l'énergie :

  • Ce mardi 25 octobre à 20h45 au cinema Le Lux
  • Lundi 7 novembre à 20h30 à la salle des fêtes de Lestiac

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Par Les jardins de la Citadelle
Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 11:25

L'association Les Jardins de la citadelle organise dimanche 18 septembre, dans le cadre des Journées du patrimoine, une journée de découverte des moulins à eau de l'Entre-deux-Mers.

 

Au cours de cette journée, Vincent Joineau, docteur en histoire des techniques, nous fera visiter cinq moulins parmi les mieux conservés et dont certains datent du XIIe siècle. Les commentaires permettront de comprendre le fonctionnement technique de ces installations et leur rôle dans l'histoire et l'économie locale au cours du Moyen-Age et de l'Ancien Régime. Les enjeux actuels concernant les moulins à eau (gestion de l'eau, directive européenne imposant l'effacement des seuils de moulins,...) seront aussi abordés.

 

Le déplacement de moulin en moulin se fera en voiture (covoiturage souhaité). Les visites se faisant chez des particuliers, le nombre de places disponibles est limité. La réservation est donc obligatoire et doit être réalisée auprès de Catherine Gasteuil: 06 76 00 51 08

 

Tarif:

Pour les adhérents de l'association: - 2€ par personne

Pour les non-adhérents de l'association: - 3€ par personne - 5€ par couple Gratuit pour les moins de 16 ans.

Rendez-vous : parking devant la mairie de Paillet à 9h45. Retour prévu vers 17h30.

Prévoir son pique-nique.

Par Les jardins de la Citadelle
Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 20:37

Produits bio : nouvelle cible de la sécurité alimentaire

Extrait de lemonde.fr du 19 juillet 2011

par Claude Aubert, ingénieur agronome et docteur, et Laurent Chevallier, praticien attaché au CHU de Montpellier

 

On peut comprendre que les crises sanitaires récentes liées aux intoxications par des souches particulièrement virulentes de la bactérie E. coli, et que la mise en cause du bio à leur propos, jettent un doute sur la sécurité sanitaire des produits bio. Un doute cependant totalement injustifié.

Pour les concombres, on sait qu'il s'agissait tout simplement d'une erreur de l'administration allemande. Certains en ont malgré tout profité pour incriminer le bio. Pour les graines germées, la ferme allemande soupçonnée au départ a été totalement mise hors de cause comme source de contamination. Selon le communiqué de l' Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa), les responsables seraient des graines de fenugrec venues d'Egypte, dont l'origine exacte n'a pas été précisée. Par ailleurs, pour ce qui est des intoxications françaises, le parcours des graines depuis l'Egypte jusqu'au Jardiland de Bègles laisse perplexe : Anvers, Rotterdam, l'Allemagne, l'Angleterre et enfin la France. Pas vraiment un circuit court ! Autre évidence, rarement soulignée : le problème, ce n'est pas le bio, ce sont les graines germées.

 

Avec le bifteck haché, on sait en effet que ces dernières figurent parmi les principaux aliments à risque en matière de contaminations microbiennes, et que les intoxications par les graines germées sont relativement fréquentes dans le monde. Pendant la germination, les graines se trouvent en effet plusieurs jours dans une atmosphère chaude et humide, conditions idéales pour une multiplication rapide des bactéries. Ce qui, pensons-nous, ne justifie pas pour autant le conseil donné par les autorités françaises de ne pas consommer de graines germées, qui sont d'excellentes sources de vitamines. Il suffit en effet d'observer des règles d'hygiène strictes, ce que font les entreprises françaises qui en commercialisent puisqu'en France – contrairement aux Etats-Unis – on n'avait jusqu'à maintenant jamais observé d'intoxications graves par ces aliments.

 

Une autre question mériterait qu'on s'y penche attentivement : alors qu' "E. coli" est une bactérie omniprésente dans notre environnement et presque toujours inoffensive, comment apparues les souches virulentes telles que O104 H4, à l'origine des intoxications par les graines germées ou O157 H7, à l'origine des intoxications par le steak haché ? Ces souches ne seraient-elles pas apparues à la suite de l'utilisation d'antibiotiques en médecine vétérinaire associée à la consommation d'herbage ou d'aliments traités aux pesticides dans les élevages industriels ? Van Huber de l'Université de Purdue aux Etats Unis a suggéré récemment des possibles modifications de la flore intestinale des animaux ayant ingéré des plantes se développant dans des champs traités aux herbicides (glyphosate de Monsanto). Le déclin des abeilles n'est-il pas en partie imputé à la conjonction de l'association de certains pesticides à des parasites intestinaux ?

 

Pour en revenir au bio, rappelons qu'en 2003 l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a conclu que les risques microbiologiques ne sont pas plus élevés en bio qu'en conventionnel et n'a pas changé d'avis depuis. Reste la question plus générale – objet de controverses sans fin – de savoir si, oui ou non, les produits bio sont meilleurs pour la santé que les autres. Sur le plan nutritionnel le rapport de l'Afssa de 2003 sur les produits biologiques avait conclu à une légère supériorité de ces derniers en matière de teneur en plusieurs nutriments (notamment vitamine C, fer, magnésium) pour certains aliments, tout en estimant que ces différences avaient un impact négligeable sur l'état de santé de la population. Toutefois, depuis cette date, de nombreuses études ont mis en évidence une nette supériorité des produits bio selon au moins deux critères : la teneur des fruits et des légumes en polyphénols et autres antioxydants, et la teneur du lait en acides gras oméga 3 ( + 68 % d'oméga 3 dans les produits bio par rapport aux conventionnels selon la moyenne des 11 études comparatives publiées depuis 2003).

Mais où la supériorité des produits bio sur les conventionnels est incontestablement la plus flagrante, c'est en matière de résidus de pesticides. Selon l'EAT  (Etude alimentation totale) que vient de publier l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), un aliment sur deux contient au moins un résidu de pesticides. En bio moins d'un aliment sur dix en contient, en provenance dans la plupart des cas d'une contamination par des voisins ou par l'environnement.

 

Certains objectent que les niveaux de résidus trouvés dans les aliments sont trop faibles pour avoir un impact négatif sur notre santé. Un argument contredit par la très abondante littérature publiée sur ce sujet. Une méta-analyse publiée au Canada a conclut que sur 207 publications scientifiques mettant en regard l'exposition aux pesticides et diverses pathologies (cancer, neurotoxicité, problèmes de reproduction, génotoxicité, problèmes dermatologiques) 173 concluaient à une corrélation positive entre l'exposition et l'incidence de ces maladies. Il s'agissait souvent, mais pas toujours, d'expositions professionnelles, ce qui ne change rien aux conclusions qu'il faut en tirer. En effet, même si les résidus de pesticides présents dans les aliments n'avaient pas d'impact grave sur la santé du consommateur, ce qui est hautement improbable au vu des données de la littérature scientifique, avons-nous moralement le droit de consommer des aliments dont nous savons que leur production peut rendre les agriculteurs malades ?

Par ailleurs, plusieurs publications scientifiques récentes (les dernières en avril 2011 dans la revue américaine de référence Environmental Health Perspectives) ont mis en évidence l'impact des insecticides organophosphorés, très utilisés en France et dans le monde, sur le système nerveux : diminution du quotient intellectuel, hyperactivité, réflexes anormaux, etc. Des effets qui apparaissent même à très faibles doses, notamment après l'exposition de la mère pendant la grossesse ou des enfants en bas âge. Les autorités sanitaires commencent enfin à prendre en considération l' effet "cocktail" de cette association non maîtrisée de substances chimiques dénoncée par différents lanceurs d'alertes.

 

A une époque où 45 % de la population présentent des troubles ou maladies chroniques en partie liées à l'exposition à des agents chimiques présents dans l'environnement, nous pensons donc que réduire fortement notre exposition aux pesticides – manger bio étant aujourd'hui le seul moyen d'y parvenir – est à terme un enjeu très important de santé publique et de bien être.

Par Les jardins de la Citadelle
Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 23:49

Dimanche 15 mai, une vingtaine de membres de l'AMAP des Jardins de la Citadelle ont visité les exploitations de trois des producteurs à Landiras, Bazas et Sauviac.

L'objectif était de prendre le temps de mieux comprendre la multiplicité et la technicité des productions, de réfléchir sur les contraintes de plus en plus lourdes que font peser sur les exploitations, l'augmentation du blé et des fourrages et la sécheresse, mais aussi de partager dans la convivialité, une journée riche de découvertes.

 

 

Chez notre producteur de fromages et yaourts de chèvre:

 

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Direction Bazas. Après un pique-nique collectif au lac de Brouqueyran, Yohan, notre producteur d'huiles essentielles, tisanes et sirops, nous fit traverser bois et champs pour nous mener à sa toute nouvelle ferme. Naturellement, nous ne pûmes que croiser les orchidées sauvages alors en pleine floraison.

 

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5 minutes de marche... déjà une pause ! ;-)

 

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... de passionnantes explications sur le mode de distillation...

 

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... la grange transformée en salle de cinéma pour la projection d'un film sur la cueillette de plantes sauvages...

 

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... avant d'arriver chez Myriam, productrice de porcs bio...

 

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un superbe lieu où les cochons sont H-E-U-R-E-U-X. Les uns s'adonnent au labourage...

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... quand d'autres, les porcs gascons, se prélassent à l'ombre... il est vrai qu'en production bio, la densité ne doit pas dépasser 40 porcs à l'hectare !!!

 

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Myriam nous explique que le prix du blé bio pour les porcs a augmenté de près de 30% en quelques mois, ce qui porte l'alimentation à 600 € la tonne (contre la moitié pour le blé industriel), mais aussi la difficulté d'accéder au foncier agricole, qui plus est à des prix raisonnables

 

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Des enfants qui n'ont pas peur des cochons... des cochons qui n'ont pas peur des hommes...

 

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Une dernière pour la fin...

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Passer une journée à découvrir, apprendre, réfléchir collectivement et ce, dans la joie... tout cela est possible !!! A quand la prochaine sortie chez ceux et celles qui alimentent nos familles ?...

Par Les jardins de la Citadelle
Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 13:06

Les lobbys industriels et financiers ont mis en oeuvre depuis plusieurs années aux Etats-Unis, une technique d'extraction de gaz consistant à extraire du sous-sol les poches de gaz naturel. Le procédé est simple: de fabuleuses quantités d'eau sont injectées dans la roche et mises sous pression pour faire éclater le sous-sol. Des liquides de synthèse polluants mélangés à l'eau permettent de récupérer les bulles de gaz. Il ne reste alors plus qu'à faire remonter en surface, l'eau injectée et séparer le gaz de l'eau dorénavant polluée.

 

Or, comme tous les pays occidentaux, à commencer par la France, toute "innovation" venant des Etats-Unis ne peut être qu'excellente ! Le lobby industriel français a savamment flatté l'ignorance des hauts fonctionnaires d'Etat pour que le gouvernement juge bon d'autoriser des "recherches prospectives" dans plusieurs départements français.

Les conséquences de telles pratiques sont sans commune mesure avec les pollutions actuelles: les camions chargés de forer et de capter les eaux le long des failles de la roche calcaire exigent de pouvoir circuler librement le long de ces mêmes failles. Autrement dit, les concessions foncières ne peuvent pas être délimitées à l'avance puisque on ne peut prévoir la faille d'éclatement de la roche. De plus, ce type de pratiques industrielles est un gouffre d'eau astronomique, sans compter que les eaux se retrouvent polluées à la fois par les polluants injectés mais aussi par le gaz qui se propage dans les sources alimentant les villages. Accepterions-nous de voir s'enflammer l'eau de notre robinet pour peu que nous approchions une allumette en flammée?

Accepterions-nous que les deux forages de Villenave-de-Rions et de Rions qui alimentent une bonne partir du territoire de l'Artolie et du canton de Cadillac soient irrémadiablement condamnés, pour nous, comme pour nos petits-enfants, à la suite de telles pratiques ? Où irions-nous acheter notre eau pour nous laver, pour nettoyer notre linge ? Au supermarché !

 

Certains pourraient accuser les protecteurs de l'environnement de faire peur, de propager des visions apocalyptiques. Les exemples ne manquent pas (OGM, électricité, transports, moyens de "communication", etc...) pour démontrer que la technique ne crée pas forcément de progrès. Aujourd'hui, la technique finit par n'être qu'aux mains de ceux qui la possède, tandis que l'immense majorité des Français ne la possède pas, créant de fait un rapport de force de plus en plus déséquilibré entre ceux qui "savent" (les industriels et financiers) et ceux qui payent et qui vivent (NOUS) !

 

Faut-il encore croire, de façon illusoire, que les industriels sont à même d'apporter des réponses efficaces aux enjeux actuels, y compris sous le fallacieux prétexte que le gaz est "naturel" ?

 

Faut-il attendre que le mal soit fait pour prendre conscience de l'urgence à empêcher la destruction de la terre, de notre terre, de notre eau, de ce qui nous appartient collectivement ?

 

Voici une video pour nourrir notre réflexion

 

Par Les jardins de la Citadelle
 
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